LES  LARMES DU VENT....

 

4ème Dim. de l'AVENT

Fra angelico la visitation
               Dernier dimanche de l'AVENT.
           Voici le lien vers les textes de ce jour:
                                     https://jesusaujourdhui.com/2020-12-20/Voici-que-tu-vas-concevoir-et-enfanter-un-fils

 

 

4ème dimanche de l'Avent - Année B

LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE DE REQUIEM EN RITE ARMÉNIEN PRÉVUE
LE VENDREDI 18 DÉCEMBRE À St-JACQUES EST ANNULÉE ET REPORTÉE.


Le Père Antranik qui devait la célébrer est retenu dans sa paroisse
à Saint-Chamond, pour des funérailles.
Elle aura lieu le vendredi 8 janvier 2021 à 18h15 à St-Jacques,
en fonction des règles sanitaires à ce moment-là.

4ème dimanche de l’Avent B
20 décembre 2020 - St Joseph, St-Jacques
 
2 Samuel 7
Psaume 88
Romains 16, 25-27
Luc 1, 26-38

 
          "L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une jeune fille, appelée Marie...
Comment cela va-t-il se faire ? "
"Comment cela s'est-il passé ?"
, me demande-t-on souvent ?
           N'est-ce pas le même mystère,
quand Dieu le "tout puissant", un mot que je n'aime pas d'habitude employer, se fait le tout petit,
quand Dieu si lointain devient si proche,
quand Dieu qui peut tout accepte d'avoir besoin du oui d'une toute jeune fille,
quand Jésus par l'action de l'Esprit vient dans le sein de Marie,
quand Jésus se rend présent tout à l'heure dans ce bout de pain posé sur la table, dans l'eucharistie,
quand Dieu se donne à reconnaître dans le visage du plus faible, cet enfant du Nigéria ou du Haut-Karabakh, ce Sans Domicile Fixe à notre porte ?
Si je n'accepte pas que Dieu ait fait ce chemin, peut-être ai-je à me convertir de mon image de Dieu, si différente de celle que nous laisse le Christ…
 
         "Rien n'est impossible à Dieu". J'entends cette autre question devant la maladie implacable, la mort d’une personne trop jeune : "Pourquoi Dieu laisse-t-il faire…?"
          Dieu se fait proche de l'homme, il ne fuit jamais cette condition humaine, en Jésus. Il l'épouse avec toutes ses souffrances et ses peines : naissance dans des conditions bien difficiles, exil forcé juste après,  assassinat de son cousin Jean, douleur et les larmes au moment de la perte de son ami, critiques malveillantes à son sujet, trahison d'un de ses apôtres et abandon de ses amis, Lazare, mort comme un paria sur une croix dans d’atroces souffrances.
          La puissance de Dieu est puissance d'amour, de compassion.  
Nous convertir de nos images de Dieu, ne serait-ce pas nous convertir dans notre regard sur l'homme, capable de si grandes choses quand il découvre qu'il n'est pas la mesure de tout ? Acceptons de laisser la place à Dieu. Tout deviendra alors possible. Il nous suffit de dire : "Que ta volonté soit faite !"
        Je cite souvent ces mots de Sainte mère Térésa. Un journaliste la questionnait : " Que faudrait-il changer dans le monde ? Elle lui  a répondu : "Vous et moi ! "  Cette semaine, dans une discussion sur WathsApp, les jeunes parlaient de leur manque d'espérance : "Ce n'est pas facile d'oser un geste d'amour, de savoir aider l'autre sur notre chemin."  Réflexion proche de celle de Jésus, reprise par le pape François dans le deuxième chapitre l'encyclique "TOUS FRÈRES" : "Un étranger sur le chemin" (parabole du Bon Samaritain - Luc 10, 25-37)
 
        "Que ta volonté soit faite !"  Acte de confiance de Marie, après sa question : "comment cela va-t-il se faire ?"  Paroles de Jésus à Gethsémani, après avoir exprimé son angoisse : " Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de  moi ! "
          Que nos questions, et même nos doutes, deviennent chemin de foi, qu'ils nous mettent sur la route du vrai Dieu, en allant à la rencontre de nos frères les hommes !
          "L'Ange entra chez elle." Laissons Dieu entrer chez nous ! Ouvrons-nous à son projet sur nous, à tous les possibles qu'il dévoile en nos vies, en laissant y entrer nos frères.
         Accueillons Dieu à notre porte. Le voici qui frappe : "Je suis à la porte comme celui qui frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, pour partager mon repas avec lui, et lui avec moi." (Apoc 3, 20)
 
            Amen

 

 

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Avec son chapitre sur la Tyranniele philosophe ARISTOTE semble parler pour les hommes d'aujourd'hui, en 2020 : « Réprimer toute supériorité qui s’élève ; se défaire des gens de cœur; défendre les repas communs et les associations ; interdire l’instruction et tout ce qui tient aux lumières, c’est-à-dire, prévenir tout ce qui donne ordinairement courage et confiance en soi ; empêcher les loisirs et toutes les réunions où l’on pourrait trouver des amusements communs ; tout faire pour que les sujets restent inconnus les uns aux autres, parce que les relations amènent une mutuelle confiance. » 

ARISTOTE poursuit sur « le but permanent de la tyrannie : d’abord, l’abaissement moral des sujets ; car des âmes avilies ne pensent jamais à conspirer ; en second lieu, la défiance des citoyens les uns à l’égard des autres ; car la tyrannie ne peut être renversée qu’autant que des citoyens ont assez d’union pour se concerter. (…) Enfin, le troisième objet, c’est (…) l’appauvrissement des sujets ; car on n’entreprend guère une chose impossible (…) quand on n’a pas les moyens de la renverser. »

Avilir, désunir, appauvrir : voilà le tiercé gagnant de la tyrannie.
A méditer... 
Entre le complotisme et la naïveté béate, il y a place pour le discernement...

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Date de dernière mise à jour : 28/12/2020