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                                                                 Les bords du JOURDAIN

......LE MIROIR D' ÉMERAUDE ..... ..DU MIROIR D'EMERAUDE....AUX LARMES DU VENT....

  ✍   À vous qui me faites l'honneur d'une visite...Aux habitués..
.Si j'ai choisi un nouveau thème le plus dur et laborieux reste ENCORE à faire: revoir mes pages, les trier,  adapter les couleurs et surtout modifier LA MISE EN PAGE! Certaines sont illisibles en raison des fonds  anciens: c'est vraiment désagréable, j'en suis désolée!

     Pour mes tâtonnements à-venir, avec mes excuses, je vous redis toute ma reconnaissance!
                               Infiniment, MERCI!

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Et je vous avais quittés sur l'allusion- bien prosaïque- à notre expression " SE JETER A L'EAU!"  référence à Saint Pierre dans l'Evangile du lendemain au Lac de Tibériade se jetant ,lui, témérairement, dans le lac pour rejoindre Jésus marchant sur les eaux!

DES RIVES DU JOURDAIN....AU LAC DE TIBÉRIADE ....
 
Images 6                                                   Rives du Jourdain aménagées pour la célébration de BAPTÊMES .........
 

       Plonger dans les eaux baptismales  Cette année, le nombre de célébrations de baptêmes  a été en très forte augmentation.
Pour la venue du Saint Père LÉON XIV, les inscriptions pour assister aux offices qu'il présidera ont déjà atteint le maximum!
Et cela est heureux! Nous redonne du baume au cœur car il faut bien reconnaître que nous sommes entrés dans " LE TEMPS DE LA GRANDE TRIBULATION!"...Il y en eut déjà par le passé et de bien cruelles...Sans doute, eux aussi, nos "aînés", ont-ils eu ce sentiment de persécution..
                       "Heureux êtres-vous si l'on vous persécute..!!!"
 Que ressentons-nous chacun en notre for intérieur? Selon notre âge, la perception doit être différente conjuguée à notre parcours de vie!
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  JESUS EST BAPTISÉ sur les bords du Jourdain par JEAN-BAPTISTE...
                                                                                   
      qui refuse d'abord , s'en trouvant indigne..
                                                                                              " LAISSE-FAIRE...pour le moment...lui dit JESUS"

                                                                                               
 https://www.aelf.org/2026-01-11/romain/messe
                                                                                 

                                                                         Homélie du P.P.PLET     *****Baptême de Jésus
                                                                       http://philippe-plet.org/audio/hom_11janv2026.mp3

                                                                                           *
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Kto a diffusé ces jours-ci, à l'occasion des 700ans de la mort de SAINT FRANÇOIS D'ASSISE, un reportage sur des ASSEMBLEES auprès de FRANCISCAINS à travers la France où des BAPTÊMES PAR IMMERSION sont célébrés lors d'une NUIT PASCALE de pérégrination dans la campagne autour de l'Abbaye!
    En d'autres occasions, ces baptêmes sont aussi célébrés ailleurs!)

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DES RIVES DU JOURDAIN....AU LAC DE TIBÉRIADE ...JÉSUS MARCHANT SUR LES EAUX..

"Et je vous avais quittés sur l'allusion- bien prosaïque- à notre expression " SE JETER A L'EAU!"  référence à Saint Pierre dans l'Evangile du lendemain au Lac de Tibériade se jetant ,lui, témérairement, dans le lac pour rejoindre Jésus marchant sur les eaux!

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 EVANGILE DU DIMANCHE 9 AOÛT :
 

L'ÉVANGILE DU JOUR

« Confiance ! n’ayez plus peur ! » (Mt 14, 22-33)

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
 *Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

*Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »

*Jésus lui dit : « Viens ! »

Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

*Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! 

               Homélie du Père passioniste Philippe PLET
 

1….Jésus marche sur les eaux
http://philippe-plet.org/audio/hom_9aout2026.mp3

HOMÉLIE du Père JEAN LÉVÊQUE -OCD

**** J'ai souvent cité ce Père Carme, aujourd'hui décédé... Ses homélies peuvent aussi bien nous "servir" à nous, laïcs !"

 

Méditer avec les carmes

Pierre sur les eaux

L’Évangéliste Matthieu avait sans doute un faible pour saint Pierre, en tout cas il ne manque pas une occasion de le mettre en vedette aux côtés de Jésus.

Lors de l’épisode de la tempête apaisée, Jésus était dans la barque depuis le début de la traversée ; mais cette fois Pierre est maître à bord, et responsable. Jésus est resté dans la montagne ; il prie là-haut, tout seul, après avoir assumé, tout seul, la tâche interminable de renvoyer une foule de cinq mille hommes.

Jésus est loin et les disciples luttent presque toute la nuit contre la mer démontée et contre le vent. Les disciples sont en difficulté, et Jésus prolonge sa prière. C’est seulement dans le dernier quart de la nuit qu’il rejoint la barque en marchant sur les eaux, accomplissant ce que le Ps 77 disait de Dieu lui-même, le Dieu vainqueur au jour de la Mer Rouge : « Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables ; et tes traces, nul ne les connut ».

À bord, c’est l’affolement. Tout le monde crie. Jésus, de loin, calme son monde : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! ». Cette voix, dans le vent, est bien celle de Jésus, et la silhouette lui ressemble. Mais comment un homme peut-il être debout sur le lac en furie ?

Pierre réagit le premier à la voix. C’est dans les grandes occasions qu’il se révèle, et Jésus ne s’est pas trompé en le choisissant. Il faut prendre une décision : si vraiment c’est le Seigneur, il faut l’accueillir tout de suite. Mais comment savoir ? C’est alors que Pierre prend l’initiative : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers Toi sur les eaux ! »

Est-ce présomption ? Est-ce un goût de l’extraordinaire ?. Non : c’est simplement une intuition géniale de la foi de Pierre : si c’est le Seigneur, je peux être où il est, je peux le rejoindre là où il parle, je peux tenir debout par sa puissance.

Et dans le vent, la même voix calme se fait entendre : « Viens ! ». C’est bien le Seigneur ! D’un bond, Pierre se retrouve sur l’eau. Il marche, comme Jésus a marché ! Mais le vent ne faiblit pas ; Pierre peine ; il prend peur ; il pense maintenant plus à la force du vent qu’à la force de Jésus. Et voilà qu’il enfonce : « Seigneur, sauve-moi ! » Pierre saisit la main que Jésus lui tend, et cette main, rien que cette main, le raffermit sur l’eau. « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Jésus avait aimé l’audace de Pierre. C’était le plus beau geste que la foi ait suscité chez un disciple. Pierre faisant une folie de confiance : quelle récompense pour Jésus ! quel espoir pour l’avenir !

Mais la peur a tout gâché. Non pas tout, car le geste était beau, et à lui seul il a comblé Jésus de joie. Le brave Pierre : en voilà un qui sait compter sur son Seigneur ! Quand ils montent tous deux dans la barque, brusquement le vent tombe, comme s’il voulait s’agenouiller, lui aussi, avec les disciples, comme s’il se mettait à l’unisson de leur liturgie.

« Vraiment, tu es Fils de Dieu », disent les compagnons de Pierre. La foi du Rocher a été contagieuse. Il se souviendra longtemps de cette nuit-là, et nous aussi, nous pouvons nous en souvenir pour nourrir notre espérance, car cette aventure spirituelle que Pierre a vécue est pour nous l’histoire du second appel, non pas le premier appel que nous avons perçu, comme Pierre au début : « Viens à ma suite », mais le second appel qui vient tôt ou tard après les tempêtes ou dans les tempêtes de la vie consacrée, au moment où l’on ne peut plus compter sur rien, hormis Dieu.

Nous luttons, longtemps parfois, contre les vents contraires de la vie, contre les bourrasques de l’aventure fraternelle, contre les tentations de facilité, contre l’usure de la joie missionnaire, contre la lassitude de prier ou les refus de dialogue. Mais rien n’y fait, car Jésus n’est pas là, du moins il nous semble qu’il n’est pas vrai­ment là où nous souffrons. En réalité, dans la tempête il s’est rapproché de nous. Alors, dans un sursaut de foi, nous disons : là où il est, je peux être, moi aussi ; là où il va, je veux aller, moi aussi ; pour moi, vivre, c’est le Christ.

Et c’est bien cela que Jésus attend de nous : une confiance audacieuse, au-delà de toutes les impressions, au-delà de tout ce qui s’agite dans notre cœur ou notre intelligence. Mais désormais c’est lui seul qu’il faut regarder. Quand on se regarde soi-même, on perd de vue l’horizon. Quand on regarde ses pieds, on enfonce. « Homme de peu de foi, femme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? »

C’est une aventure communautaire en même temps qu’une aventure personnelle que nous fait vivre la foi : une aventure personnelle dans une aventure communautaire. Tous peinent à faire avancer la barque ; tous se méprennent sur l’identité de Celui qui vient à eux, tous ont peur à l’approche de Jésus, tous se prosternent ensuite dans la barque.

Pierre seul s’enhardit à demander au Seigneur : « Ordonne-moi de venir à Toi ». Pierre seul entend l’appel personnel de Jésus : « Viens ! ». Pierre seul se sent enfoncer dans la mer et crie : « Seigneur, sauve-moi ! ». Seul il connaît la seconde peur, alors même qu’il s’approche de Jésus. Seul il a perçu la force de la main du Christ.

Nous connaissons, nous aussi, ces appels du Seigneur qui nous arrivent dans la tempête ; « Viens », dit Jésus. « Viens à moi, reviens à moi ». Mais cela nous semble impossible, parce que les bourrasques de la vie sont trop fortes, parce que notre vie nous apparaît sous le signe de l’échec, parce que, pour Le rejoindre, il faudrait marcher sur la houle, avancer, sans appui, sur un chemin mouvant.

Pour parvenir à la paix, il nous faut accepter un chemin d’insécurité, ne pas cesser de regarder Celui qui nous appelle, et ne pas lâcher la main qu’Il nous tend toujours. Homme de peu de foi, femme à la foi fragile, pourquoi as-tu douté ? pourquoi n’as-tu pas osé faire confiance ?

Frère Jean Lévêque, o.c.d.