LES  LARMES DU VENT....

 

L'ORDRE DU CARMEL

Therese habit carmelite dr 0 200 150 Celle qui nous est la plus familière: Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Thérèse

      J'ai toujours vu cette icône dans la chambre de maman. Lorsqu'elle eut du mal à marcher, sa seule motivation pour descendre eu jardin- avec de grandes difficultés- c'était d'aller cueillir une fleur pour "Sa petite Thérèse".
     D'origine orthodoxe, je n'ai jamais su comment elle l'avait "connue". Sûrement dans une de ces grandes maisons où elle avait travaillé en France.
     Sans doute, est-ce pour cette raison que j'avais ressenti cet appel à la vocation...
 
                       
Voici quelques liens pour nous introduire en cet ordre.
 
  Histoire de l'Ordre:
                   
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Carmel#:~:text=Dans%20le%20contexte%20de%20la,les%20Carmes%20d%C3%A9chauss%C3%A9s%20en%201568.

                                Carmélites en France:

https://www.carmel.asso.fr/-Soeurs-Carmelites-.html

            Figures carmélitaines:
 

                                                   https://www.carmel.asso.fr/-Figures-carmelitaines-.html
                                

                                        https://www.carmel.asso.fr/-Therese-d-Avila-.html

                     
  La méditation de l'Evangile du jour sur l'obole de la veuve, donne un très beau texte de Sainte Thérèse d'Avila:

             
  https://levangileauquotidien.org/FR/gospel
 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l'Église

Poésie « Vivo sin vivir en mí » (Œuvres complètes; trad. par Mère Marie du Saint-Sacrement; les Éd. du Cerf, 1995, p. 1221)

« Elle a tout donné »

Je vis mais sans vivre en moi ;
Et mon espérance est telle
Que je meurs de ne pas mourir.

Je vis déjà hors de moi
Depuis que je meurs d'amour ;
Car je vis dans le Seigneur
Qui m'a voulue pour lui.
Quand je lui donnai mon cœur,
Il y inscrivit ces mots :

Je meurs de ne pas mourir. (...)
Ah ! qu'elle est triste la vie,
Où l'on ne jouit pas du Seigneur !
Et si l'amour lui-même est doux
La longue attente ne l'est pas ;
Ôte-moi, mon Dieu, cette charge
Plus lourde que l'acier,
Car je meurs de ne pas mourir.

 

Je vis dans la seule confiance
Que je dois un jour mourir,
Parce que, par la mort, c'est la vie
Que me promet mon espérance.
Mort où l'on gagne la vie,
Ne tarde pas, puisque je t'attends,
Car je meurs de ne pas mourir.


Vois comme l'amour est fort (Ct 8,6) ;
Ô vie, ne me sois pas à charge !
Regarde ce qui seul demeure :
Pour te gagner, te perdre ! (Lc 9,24)
Qu'elle vienne la douce mort !
Ma mort, qu'elle vienne bien vite,
Car je meurs de ne pas mourir.


Cette vie de là-haut,
Vie qui est la véritable,
– Jusqu'à ce que meure cette vie d'ici-bas –
Tant que l'on vit on n'en jouit pas.
Ô mort ! ne te dérobe pas.
Que je vive puisque déjà je meurs,
Car je meurs de ne pas mourir.


Ô vie, que puis-je donner
À mon Dieu qui vit en moi
Si ce n'est de te perdre, toi,
Pour mériter de le goûter !
Je désire en mourant l'obtenir,
Puisque j'ai si grand désir de mon Aimé
Que je meurs de ne pas mourir.