LES  LARMES DU VENT....

 

LA BRÛLURE ORIGINELLE (suite)

Cierge allume st gervais J'ai déjà raconté combien mon enfance fut douloureuse:
    Solitaire, livrée à mes doutes,
 sans aucune possibilité de les exprimer et donc d'en obtenir quelques consolations, j'ai grandi dans une peur permanente
et la honte d'être "moi" !
   Je peux affirmer que rien ne me permettait une meilleure opinion.
            Ce sentiment, ces complexes ont été un poison.
   IL en reste toujours quelque chose qui me contraint à une certaine vigilance.
  Ceux qui en sont atteints comme moi, comprendront sûrement mieux mes choix, mes erreurs......./....mes galères!

  Ces confidences sont capitales pour comprendre mon parcours de foi. Ce n'est pas pour verser dans un quelconque" blabla"

* Enfance-adolescence.
  Je voudrais surtout mettre l'accent sur cet immense cadeau qui m'a été offert  d'entrer au Lycée! 
   Proposition  tout à fait inattendue de la part de ma Directrice d'école, mon institutrice. Je n'avais aucune raison de l'espérer: pauvre, sans aucun moyen d'échapper à mon destin..
     Ses enfants m'apprendront plus  tard, bien après sa disparition, qu'elle leur avait confié:
                     
 - Cette petite, il faut que je la sorte de là!
 
        
  Je me rappelle qu'elle avait convoqué mon beau-père et que son air glacial, au retour, ne nous avait annoncé rien de bon!

   Enfin,j'entrai en sixième, pensionnaire, sur cet ordre:
             
  - Souviens-toi que si tu perds tes bourses, tu iras à la vigne!
     Ces paroles n'ont cessé  de résonner comme un tocsin car, lorsque je rentrais le samedi soir, très tard après la classe, il m'avait préparé quelques questions d'histoire ou autre matière dont je ne connaissais pas la réponse puisque il les puisait dans " Historia" ou "Geographia" ou autres..
   Fort loin de mon programme..( Nous avions classe jusqu'à 16h le samedi)

    J'ai donc étudié autant que ma maigre intelligence le permettait!
   Mes camarades avaient bénéficié d'un milieu plus ouvert..Ils avaient pu lire, voyager...ou connaître beaucoup plus de la vie par les discussions familiales sur la société ou la politique.
    J'étais d'une navrante ignorance en tout! D'où cette conviction que j'étais à part et bête!

  Il y eut très tôt, le syndrome du lundi matin.! Je ne sais si je peux l'assimiler à du harcèlement. 
    Très tôt, certaines camarades ont bien vu que je ne connaissais rien, absolument rien, à ce monde du cinéma, de la musique etc... Leur jeu fut alors de lancer, en pouffant à l'avance:
     - On va lui demander...Ce qui n'a pas amélioré mon estime de moi!

    On peut comprendre alors que mes études furent à la fois un refuge et un moyen d'échapper un jour à une vie sinistre. LA BOUEE DE SAUVETAGE
   Dès la sixième, j'appris le latin ( facile puisque les messes étaient en latin dont mon missel offert par la patronne de mon beau-père donnait la traduction -et  que la fille de la voisine m'avait entaînée!).
   Ce qui m'a été un formidable encouragement au point de me lancer dans l'étude du grec en 4ème et même de passer en sciences-ex en terminale avec un déficit certain en maths et physique puisque le programme des classiques était plus allégé! J'ai encore une fois travaillé dur avec l'aide de certains profs.

  "
  Deux traces de pas sur le sable..". Je gardais secrètement au fond de moi cette flamme allumée il y avait très longtemps.
    Au point que j'exprimais à maman le désir de partir missionnaire.
     Hélas! son désespoir devait avoir raison de ma vocation...
   J'allais bien en cours d'instruction religieuse: je restais en retrait toujours, intimidée, craignant de ne pas être à la hauteur. Je n'en parlais donc à personne.

        J'étais  donc loin du CARREFOUR DES ECRITURES..!
                            

       
 ** VIE ACTIVE....
                           Sur le conseil de mon institutrice qui me suivait toujours et avec l'aide de mes professeurs, j'ai pu entrer dans l'enseignement très tôt.
   Je reviendrai peut-être sur les péripéties ...
 
        Enseignement PUBLIC ce qui signifiait respect de la LAÏCITE .
     
Ce dont je me suis acquittée dès mon premier poste.
             Village de montagne avec différentes communautés religieuses.
      Je me suis tenue à mon "devoir de réserve" jusqu'à ce que les études de nos quatre enfants nous obligent à nous rapprocher de la ville.
     J'ai conservé ce poste encore de longues années mais le fait d'habiter en plaine me permettait enfin une certaine liberté toute personnelle.

     C'est à ce moment-là que j'ai commencé, à titre privé, à m'inscrire dans des formations diocésaines et enfin à plonger dans
les ECRITURES..

Dsc04319
                                                                  A corriger sûrement... Désolée si c'est long et lourd..Cependant, je crois ces  difficiles confidences indispensables pour des "âmes-soeurs" qui se reconnaîtraient!

                              A SUIVRE..
                                                 
PLONGEE DANS LES ECRITURES ....

 

Date de dernière mise à jour : 02/02/2020