LES  LARMES DU VENT....

 

SERAIT-CE MOI ?

 

NUIT DES TEMOINS.....

    Cette foule immense de tous les temps, à travers le monde, qui sont allés jusqu'au bout de leur vie..
                      Sans RENIER.....Sans RECULER....


    Dsc02292 1            SERAIT-CE MOI ?
                   
                        
Serait-ce moi ??
                                                              .....Moi aussi....coupable ... de trahisons?.../....

                   
   Combien m'en donnez-vous?...../.....
                                                                        . Comment , quand et pourquoi...ai-je monnayé à bas prix ma fidélité ? 
   .

« Malheureux celui par qui il est livré ! » (Mt 26, 14-25)

               En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit :
                               « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »
                                     Ils lui remirent trente pièces d’argent.

          Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »


Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »

Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
                 Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.

             
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

                Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »


Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »

            
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? »

                   Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » 

    *****
 Trente pièces d'argent... Le prix d'un escalave..
                                Dix fois moins de valeur que le parfum de Marie à Béthanie...!

Méditation des Carmes:

 

 "l'un de vous", parce qu'il fallait que chacun en vienne à demander : "Serait-ce moi, Seigneur ?"

Lui, nous, moi : tel est bien le chemin que doit emprunter notre méditation pour entrer dans la pensée de Jé­sus. Lui, Judas, le traître, mais aussi nous, et moi aussi, dans ma traîtrise.

"Serait-ce moi, Seigneur ?" Ils ont d'abord été onze à poser la question, mais la réponse de Jésus est res­tée évasive. Puis Judas, seul, a pris la parole : "Serait-ce moi, rabbi ?" et la réponse cette fois a été sans détour, parce que Jésus était sans illusion : "Tu l'as dit !"

Chacun des Onze savait qu'il n'avait pas trahi, qu'il n'avait pas livré le Maître ; et pourtant chacun a posé la question, parce que chacun se sentait capable de trahison, et aucun n'aurait osé répondre de lui-même pour l'ave­nir. Si bien que dans la tristesse qui les étreignait tous, il y avait deux chagrins à la fois : le chagrin que l'un d'eux puisse commettre un tel acte, et le chagrin, pour chacun d'eux, de ne pas pouvoir se disculper sur le champ. Cette tristesse des Onze était prémonitoire, car eux aussi blesseront l'amitié de Jésus. Certes, Judas seul le vendra ; mais tous les autres s'enfuiront.

Ainsi en va-t-il de notre amour et de notre faiblesse. Notre attachement pour le Seigneur est sincère, et notre don, pour l'essentiel, n'a pas été repris, mais notre péché participe à la fois de la trahison de Judas et du lâ­chage des Onze. Il nous arrive, en effet, tournant le dos aux Béatitudes, de préférer à la pauvreté et à l'humilité de Jésus les trente pièces dérisoires de notre confort personnel, de notre tranquillité ou de notre volonté de puissan­ce. II nous arrive aussi de fuir, de louvoyer, de prendre du champ, au moment où il faudrait nous solidariser avec le destin de Jésus, partager ses liens et sa non-violence, rejoindre son chemin de douceur, et prendre, à son ser­vice, les seules armes de l'amour.

Il a plongé la main avec Jésus dans le plat de l'amitié, celui qui allait le trahir. Mais Jésus, vainqueur du mal, et pour nous montrer "quelle espérance nous ouvre son appel" (E 4,4), nous offre chaque jour son amitié sous le signe du repas. Au moment où, les yeux rivés sur nos misères, nous en venons à redire : "Serait-ce moi, Seigneur ?", Jésus vient à nous et se donne lui-même en gage de pardon et de résurrection : "Prenez, mangez : ceci est mon Corps."

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Date de dernière mise à jour : 08/04/2020